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Retour sur le Reset day du 5 novembre

Plusieurs témoignages de porteurs de dynamiques inspirantes ont nourri les échanges du #Reset day du 5 novembre. Retrouvez ci-dessous le compte-rendu de nos échanges.

Retrouvez les slides présentées

Véronique Torner, co fondatrice et coprésicente d’alterway et présidente de la commission PME et régions du Syntec numérique, nous a présenté l’initiative Planet Tech’Care que vient de rejoindre la Fing.

Dans un manifeste , les acteurs parties prenantes (125 signataires : 50% tech, 25% hors tech, 25% formation) reconnaissent qu’il y a une empreinte environnementale du numérique, s’engagent à mesurer cette empreinte et s’engagent à la réduire.
Chaque partenaire organisera un atelier de contenu pour les signataires. L’enjeu est de faire monter les acteurs en compétences : bonnes pratiques, techniques, méthodologies, outils, bases de données. Deux ateliers seront organisés en novembre : 

Planet Tech’Care est une plateforme pour accompagner les entreprises mobilisées (adhérents du Syntec, éditeurs, acteurs qui utilisent la tech : Axa, TF1, ADP), à intégrer le numérique à leur stratégie environnementale et à soutenir les acteurs de la formation ( organismes de formation, écoles, université comme Simplom, IPP, etc.) dans le développement de compétences en matière de numérique responsable. 

Planet Tech Care s’apparente à une coalition au sens #Reset dans la mesure où elle réunit différentes parties prenantes et permet de massifier des actions. 

  • C’est une méta initiative : ne produit pas en tant que tel du contenu, s’appuie sur des écosystèmes existants à mettre en lumière pour mieux flécher l’engagement des signataires vers des actions.Pour des acteurs comme des PME, il est difficile de faire ses mesures, d’identifier les données.
  • Enjeux de l’impact : multiplier le nombre de signataires  et élever le plaidoyer au niveau européen (cf. Digital Europe, Green Deal avec Timmermans).

> En savoir plus  : https://www.planet-techcare.green/
> Autre initiative complémentaire à Planet Tech’Care pouvant intéresser la démarche #Reset à  observer : « Méthodes d’évaluation des impacts environnementaux au service de la transition écologique » de l’ANRT (à venir : janvier 2021: Réunion du Comité de pilotage du groupe ANRT.)


Yvan Godreau – nous a présenté le  manifeste : « Pour une société numérique humaine » publié par la Fédération des centres sociaux qui revendique une certaine manière d’aborder la question de la médiation numérique. Celui-ci propose notamment de s’appuyer sur l’initiative RESET 2022.
Les centres sociaux ne sont pas homogènes : diversité de formats (associatifs, municipaux, zones rurales et urbaines, QPV). Depuis plusieurs années, des dynamiques locales sont très claires autour du numérique. La fédération des centres sociaux a décidé de mettre en place un chantier national sur la thématique pour ;

  • acculturer le réseau à une vision du numérique en lien avec les valeurs des centres sociaux
  • qualifier l’activité des centres sociaux
  • mobiliser sur des enjeux clefs (cf. dématérialiser sans déshumaniser)
  • construire des alliances

Quelle culture numérique pour les centres sociaux ? Un numérique au service du pouvoir d’agir des habitants.Beaucoup des initiatives à l’oeuvre dans les centres sociaux portent cette vision. Un  catalogue va les recenser et permette de les illustrer de manières accessible, pour favoriser leur diffusion et et faire que d’autres centres sociaux s’en inspirent, s’en saisissent.
Atouts : 

  • la Fédération des centres sociaux et socioculturels allie action et réflexion
  • derrière la manifeste, des envie d’actes au niveau territorial, comme national.
  • la coalition « Dématérialiser sans déshumaniser » serait un bon cadre de coopération

 Berger-Levrault a aussi manifesté son intérêt pour la coalition « Dématérialiser sans déshumaniser ». Beaucoup de questions se posent en effet sur les pratiques et usages des habitants pour concevoir les logiciels d’une manière la plus pertinente possible pour les utilisateurs finaux.


Dominique Karadjian, a présenté le collectif Designers Éthiques qui s’intéresse depuis 2016 aux enjeux de la conception numérique. Plusieurs projets concrets sont engagés pour promouvoir la conception d’un numérique éthique, dont :    – un plug-in pour mesurer la captologie des sites https://attention.designersethiques.org/    – un événement organisé tous les deux ans « ethics by design » pour partager de l’expérience (low tech magazine)L’association a mis en place une instance PeerTube complètement low tech, alternative libre et décentralisée aux plateformes vidéos proposée par Framasofthttps://peertube.designersethiques.org/
Côté enseignement supérieur, Dominique remarque que beaucoup d’étudiants sont dépités (côté design) ; un constat de départ négatif mais un intérêt à aller de l’avant.


Johanna Castel,  nous a partagé l’importance que l’inclusion, l’environnement et la « souveraineté numérique »,  prend pour Cap Digital et l’objectif difficile mais nécessaire d’accompagner les innovateurs numériques et l’ensemble des adhérents dans un parcours allant en ce sens. Une dynamique fertile à laquelle RESET pourrait contribuer.
L’innovation responsable et les sujets de sobriété numérique sont effectivement dans tous les marchés traités par les acteurs du pôle de compétitivité, cf. cartographie des tendances annuelles : https://www.capdigital.com/telechargez-la-cartographie-des-tendances-2020-2021/
A noter :

  • EDHI : réseau d’acteurs pour un guichet unique d’entreprises et administrations pour favoriser le partage de connaissances sur la transformation numérique.
  • L’alliance Sumity réunit grandes universités, laboratoires de recherche, grandes entreprises, collectifs d’innovateurs, associations de PME/ETI et collectivités,autour de compétences et moyens techniques, humains et financiers pour accélérer la transformation numérique et écologique des entreprises et des territoires d’Ile-de-France et des Hauts-de-France https://sumity.eu/ 

Clément Mabi, chercheur, maître de conférence à l’UTC de Compiègne, nous a expliqué pourquoi #Reset était une initiative intéressante pour  les sujets démocratiques.
Clément fait partie du Laboratoire Costech : qui s’intérsse au  fait technique en société et à la manière dont les technologies numériques transforment le rapport au monde.Ses travaux portent sur les relations entre numérique (techno/culture) et démocratie, comment capter les transformations que produit le numérique, effets d’accélération (rapports à la citoyenneté, au vivre ensemble).
Questions premières : pourquoi le programme RESET se croise avec les travaux de recherche ? Et quels intérêts dans le champ des transformations du numérique et de ses effets sur le numérique ? A-t-on le numérique qu’on mérite ?
Dans la coalition « civic tech », l’existant ne convient pas : 

  • les technologies ne sont pas à la hauteur des enjeux contemporains
  • beaucoup d’ambivalences peuvent être pointées, qui ont longtemps freiné la lecture et l’analyse. On a manipulé des choses positives (le numérique fait les révolutions, il permet à tout le monde de s’exprimer, il rend le service public plus efficace), et aujourd’hui les problématiques de surveillance, de centralisation, de hiéarchisation des colères (« les colères d’internet » : dans le numérique, les sujets qui montent le plus sont ceux qui s’adaptent le mieux aux contraintes informationnelles), de massification des usages démocratiques (est-ce toujours bénéfique à la démocratie. cf grand débat ; a-t-on besoin de 2M de participants), de brutalité des débats

Le constat invite à être de plus en plus critique. Nous avons besoin pour #RESET de trouver des alliés qui partagent ce constat.
Peut-on encore agir ? bifurquer ? 

  • aujourd’hui on serait tenter de dire non. Cf le référendum « Uber » en Californie. Des difficultés de régulation se multiplient. 
  • pourtant, il faut faire preuve d’optimisme : des opportunités peuvent s’ouvrir pour repenser les technologies (by design), faire émerger une société civile (avoir plus d’acteurs organisés)

L’histoire des techniques et de l’innovation montre que ceux qui ne croient pas aux bifurcations sont en fait les promoteurs des technologies. En fonction des aspirations de la société, on peut bifurquer.

Quels chemins collectifs ? pour quoi faire ?
  • Intuition : cela passe par avoir une boussole : qu’a-t-on déjà essayé ? qu’est-ce qui a marché/pas marché ? – cette boussole doit prendre au sérieux les ambivalences, les tensions : « si on fait cela, alors » ===> penser systémique sur les effets- besoin critique : encourager la diversité technologique, faire exister les alternatives. Offres plus variées pour lutter contre les logiques de standardisation- se dégager de l’ingénierie démocratique et revaloriser l’artisanat (ne plus partir des techno pour équiper les questions démocratiques)=> il faut repenser l’environnement démocratique des technologies….et si le code ne faisait pas la loi ? Cela peut aussi s’appliquer aux réflexions sur les tiers lieux.
  • Piste autour du rôle des ingénieurs et la manière de penser les innovations (cf. l’enthousiasme ambiant sur les low tech : en démocratie, tendance à sortir l’artillerie lourde, énormes plateformes très bien designées comme conditions pour que cela fonctionne, hors ce n’est pas vrai).

Comment ?

  • réunir les acteurs des questions démocratiques (mais ne pas les laisser seuls) : l’important c’est d’arrimer la démocratie à d’autres questions sociales et sociétales
  • la coalition devrait se définir des objectifs gagnables pour avancer

Partage des constats par Berger-Levrault :

  • responsabilité énorme d’un éditeur de logiciel pour les processus électoraux
  • club d’élus de petites collectivités avec un appétit pour le numérique : pas de cadre de confiance pour des systèmes numériques de concertation locale
  • mission d’information assemblée nationale : une fois de plus acteurs du numérique et politique qui vont se mettre d’accord // « que fait-on de la société civile numérique ? » : « de quoi vous voulez parler ? fake news »….pas de sensibilité

L’Institut de la concertation et de la participation citoyenne (ICPC) s’intéresse également à la coalition autour des civic tech
Cette coalition a vocation à rassembler des acteurs très variés, praticiens de la participation. Il est important de ne pas laisser cette question entre les mains des seuls acteurs du numérique et des civic tech, mais de favoriser la diversité de parties prenantes.

La civic tech se frotte aux mêmes questions que les acteurs de la démocratie participative. De nombreux modèles alternatifs sont encore très peu explorés en France.

En conclusion de son cycle de prospective 2018-2019, la Fing a publié un Cahier d’enjeux qui définit les qualités du numérique que l’on veut pour demain. Celui-ci propose une méthode pour transformer le numérique en ce sens :  travailler sur les impacts de la société sur le numérique, plutôt de s’attacher aux impacts du numérique sur la société. Le programme #Reset 2022 initie un mouvement de coalitions d’acteurs hétérogènes, se cristallisant chacune autour d’un problème, d’un impact recherché, et d’un récit de transformation. Il propose chaque mois un Reset Day pour faire progresser les coalitions et en inventer de nouvelles.

Retour sur le Reset day 7

En conclusion de son cycle de prospective 2018-2019 , la Fing a publié un Cahier d’enjeux qui définit les qualités du numérique que l’on veut pour demain. Celui-ci propose une méthode pour transformer le numérique en ce sens :  travailler sur les impacts de la société sur le numérique, plutôt de s’attacher aux impacts du numérique sur la société. Le programme #Reset 2022 initie un mouvement de coalitions d’acteurs hétérogènes, se cristallisant chacune autour d’un problème, d’un impact recherché, et d’un récit de transformation. Il propose chaque mois un Reset Day pour faire progresser les coalitions et en inventer de nouvelles.

Les Reset days, rendez-vous ouverts de la communauté #Reset, se poursuivent à un rythme mensuel. Leur format a vocation à s’adapter au travail des coalitions, tantôt en chambre, tantôt public. Cette modularité favorise et l’accueil de nouveau nouveaux membres, de nouvelles contributions ou projets, et des temps animés par des co-porteurs de coalitions racontant leurs avancées. Cette édition de septembre 2020 a réuni une quinzaine de participants. Avant d’échanger sur quelques-unes des coalitions plus avancées parmi les 19 proposées, nous nous sommes arrêtés sur nos attentes pour la fin de l’année 2020 et les moyens de faciliter l’action des coalitions.

Objectifs collectifs des prochains mois

  • accompagner la fabrique des coalitions via les reset day
  • faciliter l’avancement des coalitions (définir premiers contributeurs, coporteurs, objets précis d’atterrissage)
  • conduire des ateliers dans le cadre de la démarche territoriale de #Reset à Nantes, en Bretagne et Lille
  • produire un livret #Reset à destination des territoires pour vulgariser et rendre opérationnel le cahier d’enjeux et partager une méthodologie pour construire des stratégies #Reset compatibles dans les territoires
  • favoriser l’acculturation de la communauté et valorisation ses productions

Outils pour les acteurs des coalitions

Focus coalition Self Data

Deux attendus :
  • Faire sortir le self data de son écosystème « experts » et soit plus proche du grand public ;
  • Faire que le self data soit une piste d’innovation technologique et sociale stratégique- continuer à avoir des informations sur les évolutions du self data.
Cette coalition souhaite agir comme un observatoire : continuer à qualifier l’écosystème du Self Data (portabilité, interopérabilité), évaluer l’impact du Self Data, acculturer et communiquer. Elle s’intéresse au « self data impact ».

Focus coalition équité éducative

Porteurs : Jean-François Cerisier (laboratoire Techné de Poitiers), Jean-Michel Perron (directeur R&D de Canopé), Carina Chatain (CNIL, Collectif EducNum), AFINEF, Ed Tech France

  • Point de départ : dialogue avec la Région Nouvelle Aquitaine dans le cadre d’ « In-Fine », projet de manifeste.
  • Objets de travail possibles : à quoi forme-t-on les ingénieurs pédagogiques de demain pour que l’offre intègre nativement l’équité éducative ? comment équiper les territoires qui ont des ambitions d’équité éducative ?

Focus coalition achat public numérique

Cette coalition est particulièrement structurante pour le programme #Reset. Elle permet d’actionner le levier de la commande (publique). Un des coporteurs, l’Institut du numérique responsable (INR) a déjà construit une première brique : une charte pour l’achat public responsable. 

Notre objectif aujourd’hui : avoir une vision plus systémique (intégrant l’accessibilité, l’éco-conception y compris sur des pratiques design, l’ouverture) et pas que technique/matériel. Il s’agit notamment de drainer un nouvel écosystème de prestataires au sein des marchés publics.
Directions publiques concernées : Direction du numérique & Direction des achats de l’Etat.

Cette coalition pourrait être appliquée à la Région Bretagne, qui va sortir un Observatoire de l’Achat public responsable dans les prochains jours.

L’Agence du Numérique – Wallonie (Digital Wallonia)- souligne l’intérêt de ses membres pour cette coalition.

Dématérialiser sans déshumaniser

  • Cette coalition a connu peu d’avancée pendant la phase de confinement Covid, nous avons eu des doutes sur son titre.
  • La question de savoir si on peut dématérialiser sans déshumaniser est une question de recherche. Pendant la période de confinement, elle a pris une nouvelle actualité pour les services au public.
  • Plusieurs acteurs s’intéressent au sujet de la médiation, de la conception des dispositifs numériques (acteurs territoriaux, acteurs éditeurs comme Berger-Levrault). Certains, comme la Fédération des centres sociaux ,sortent un manifeste inspiré de #Reset et veulent rejoindre cette dynamique.  Il s’agit de profiter de cet élan et d’organiser une réunion fédératrice avec des représentants des 3 dimensions commande, offre, usage.
  • Un écueil à éviter : ne pas rester entre acteurs du numérique, la présence d’acteurs comme les Centres sociaux est importante.

 Coalition « Pour des données environnementales d’intérêt général actionnables par les acteurs du territoire »

  • Cette coalition intéresse des acteurs territoriaux. Nous avons besoin de définir des engagements sur des objectifs communs selon l’échelle territoriale.
  • Des producteurs de données environnementales d’intérêt général considèrent qu’ils investissent beaucoup alors que leurs données sont sous-utilisées. Comment les partager avec d’autres acteurs, notamment associatifs, peut-il faire avancer des stratégies locale ?

Les coalitions autour des communs : Développer et maintenir les communs numériques et Fabriquer et valoriser les nouveaux communs de la connaissance

Le collectif Remix The Commons, représenté à cet Reset day, nous partage quelques impressions. Ces deux coalitions sont centrées autour de la production de communs, et pas orientées vers les « commoners » de #Reset qu’elles pourraient outiller. Ne serait-ce pas intéressant de les tourner davantage vers des communs aux sujets de services et questions qui traversent les autres coalitions ? Et sur les enjeux de ne pas rester dans le très général, et de définir des problématiques plus spécifiques (transport, santé… ).

La 27e Région qui souhaite co-porter la coalition sur les communs numériques,,a beaucoup travaillé les communs dans la ville et les territoires. Nous avons ensemble l »intuition qu’il est nécessaire d’ajouter la dimension numérique. Comment l’introduction de commun numérique peut transformer les politiques publiques ? En quoi la trajectoire du numérique doit être prégnante ? Nous pourrions imaginer une charte du numérique en commun pour une ville. De nombreux outils sont mobilisés par les acteurs publics ou en général dans le cadre de l’action sur le territoire d’une ville. Un écueil à éviter cependant : que le numérique ne devienne pas une machine anti-communs et privatise la connaissance.

L’effort à faire est de former des contributeurs, car il y a un effritement radical de la contribution, y compris sur des communs fondamentaux du numérique et de l’Internet. Peu de contributeurs contribuent à des projets collectifs qui créent du communs. Il faut sans doute s’interroger en amont : comment les développeurs et ingénieurs prennent en compte les enjeux collectifs de la contribution. La question vaut d’être posée dans des domaines dans lesquels le numérique permet une pratique plus large. Cette question de la contribution est à aborder également en lien avec la question du travail.

Question de méthode : quelle articulation entre le tour de table des coalitions et les objets d’atterrisage ?

Cela dépend de la nature des coalitions. Par exemple sur le Self Data, nous préemptons les objets pour ensuite faire venir les acteurs. Sur l’équité éducative, nous travaillons à faire atterrir les intentions, les incarner. Sur le sujet des communs, il est nécessaire de commencer par échanger pour se dire quel type d’acteur manque autour de la table de la coalition.

A noter, le prochain Reset Day aura lieu le 13 octobre 2020.

Reset s’invite chez Vraiment Vraiment !

Cet été, alors que nous clôturons un cycle d’engagement autour du programme Reset (construction des coalitions, mise en place de dynamiques transversales comme Reset territoires), notre partenaire Vraiment Vraiment nous a conviés à raconter le programme, ses intentions de transformation DU numérique et des premiers enseignements sur la méthodologie des coalitions.

Dans ce podcast, vous entendrez également comment en tant qu’organisation vous pouvez vous engager pour proposer à vos clients, partenaires, collaborateurs, une autre approche du numérique.

Bonne écoute !

Source : https://autrementautrement.com/2020/07/30/podcast-sophie-fourquet-maheo-concevons-le-numerique-que-nous-voulons/.

Vous soutenez soutenir Reset et vous impliquer ? Découvrez les différentes modalités de participation.

Retour sur le RESET Day 6

En conclusion de son cycle de prospective 2018-2019 , la Fing a publié un Cahier d’enjeux qui définit les qualités du numérique que l’on veut pour demain. Celui-ci propose une méthode pour transformer le numérique en ce sens :  travailler sur les impacts de la société sur le numérique, plutôt de s’attacher aux impacts du numérique sur la société. Le programme #Reset 2022 initie un mouvement de coalitions d’acteurs hétérogènes, se cristallisant chacune autour d’un problème, d’un impact recherché, et d’un récit de transformation. Il propose chaque mois un Reset Day pour faire progresser les coalitions et en inventer de nouvelles.

Une trentaine de participants se sont réunis à distance le 7 juillet 2020 pour une 6e édition des Reset Days.

Bilan d’avancée des coalitions non présentées lors de l’Assemblée #Reset

Coalition 5. Un IoT 2022 soucieux de la privacy, de l’environnement et de la maîtrise collective des données

L’opinion publique change, les consciences évoluent. Intégrer l’IoT dans les problématiques écologiques/sociales/éthiques actuelles et futures comme un avantage compétitif (en associant par exemple Orange, la Métropole de Rennes et Acklio).

Coalition 7.  Pour la réparabilité des dispositifs numériques

Renforcer l’exigence des commanditaires pour améliorer les cycles de vie des objets et services numériques (en associant par exemple Commown,  Right to repair, le Réseau français des Fablab, Alliance Libre, Les Designers Ethiques, Fairness et Orange Labs)

Coalition 11. Des villes numériques ouvertes et voulues par leurs citoyens

Réagencer les équilibres économiques, sociaux, politiques, écologiques pour que les citoyens participent à la gouvernance numérique de la ville (en associant par exemple La Turbine et Orange)

Coalition 12. Pour des organisations de travail où le numérique crée du lien et des capacités individuelles et collectives 

Améliorer la qualité de vie au travail par les collaborateurs dans les contextes numériques et mieux connaître les implications et conséquences des risques psycho-sociaux en mettant en cohérence les outils et les missions (en associant par exemple l’ANACT, Sharers and Workers, Orange Labs et des syndicats).

Coalition 13. Pour une réinvention des cadres collectifs de l’activité numérique

Fabriquer des cadres contractuels pour une société à trajectoires plus discontinues, mais en favorisant l’accompagnement numérique au service de la portabilité des droits sociaux (en associant par exemple des acteurs du dialogue social, des employeurs qui se confrontent à un travail plus atomisé et qui veulent un cadre commun, des coopératives d’activités et d’emploi, acteurs de l’ESS et ASTRÉES)

Coalition 16. Pour un numérique faisant aux femmes une place égale à celle des hommes

Rendre visible les nombreuses initiatives collectives et leur donner les moyens de passer d’un pouvoir de contrôle a posteriori, à un pouvoir de prescription a priori (en associant par exemple Orange Labs, l’Agence du numérique Digital Wallonia, le département de la Haute Garonne)

Adoption de la charte #Reset

La charte S’engager dans #Reset (version web + pdf) définit les principes d’action et les modalités de #Reset 2022, les règles et standards, les rituels de participation et contribution. Présentée pour la première fois lors de l’Assemblée Reset du 16 juin 2020, elle est adoptée à la suite de ce Reset day dans une version beta. Une charte à éprouver et qui sera amenée à évoluer, nous choisissons de ne pas la faire formellement signer aux acteurs qui s’engagent dans la démarche.

Prochaines étapes

Retrouvez les slides présentées et la prise de notes du Reset day

Retour sur l’assemblée Reset 2020

Le 16 juin 2020, 93 personnes se sont réunies pour constituer la première assemblée #Reset, représentant des acteurs très divers : entreprises, PME/ETI, associations tech & non-tech, territoires, administrations, acteurs internationaux… Il s’agissait de décider de nos principes de gouvernance et d’action, s’engager dans les coalitions, définir collectivement notre impact. Beaucoup d’échanges et de propositions, malgré des modalités de participation 100% à distance facilitée par l’utilisation de Big Blue Button proposé par Octopuce.

Rappel :
Après une année de réflexion sur le numérique que nous voulons, matérialisée par deux Tribunes, une conférence et un Cahier d’enjeux, la Fing et ses partenaires proposent un programme d’ation collectif pour transformer le numérique à l’horizon 2022 avec les concepteurs, les commanditaires et les usagers du numérique.
Il est temps de non plus parler de l’impact du numérique sur la société mais de s’intéresser à l’impact de la société sur le numérique.
Impacts recherchés : éthiques, sociaux, environnementaux, concurrentiels, de gouvernance et régulation.
– Des critères actionnables pour le soutien à l’innovation, pour la maîtrise d’ouvrage
– Des perspectives grand’ouvertes pour la conception responsable
– Des facteurs d’attractivité pour les employeurs du numérique
– Des conditions culturelles et éducatives pour renforcer notre maîtrise des choix numériques…

S’engager dans RESET

Une grammaire de #Reset s’est concrétisée autour d’une méthodologie, de leviers, de recherche d’impact autour de 7 qualités du numérique. La principale modalité d’action de #Reset est la coalition d’acteurs hétérogènes qui agissent ensemble sur l’offre, la commande, les usages. Les territoires sont des échelons systémiques du programme. Nous engageons une dynamique de documentation/d’adaptation des démarches #Reset pour les territoires.

Pour faire #Reset en commun, faciliter l’engagement dans le programme et permettre une gouvernance équilibrée entre acteurs des coalitions, nous avons mis en discussion une charte. Elle comprend :

  • Des principes d’engagement dans le programme
  • Des ambitions communes
  • Une méthodologie pour les coalitions
  • Un principe d’ouverture et de partage des productions de RESET
  • Une démarche d’évaluation et de mesure d’impact
  • Des rituels partagés
Découvrir la Charte #Reset en version beta

Contribuer à RESET

Nous avons présenté 10 des 18 coalitions : l’intention, l’impact recherché, les leviers identifiés, les acteurs à associer et inviter les participants à réagir et déclarer son intérêt pour une ou plusieurs d’entre elles.

Coalition 1. Dématérialiser sans déshumaniser

Un renforcement de l’engagement dans des coalitions et un partage d’initiatives qui illustrent les intentions d’impact. Exemple : La plateforme Solidarité numérique de la MedNum où des volontaires assistent les usagers par téléphone.

Coalition 2. Pour des Civic Tech au service de la qualité démocratique ?

titre à modifier ? pour un numérique au service de la qualité démocratique et de la participation

Des méthodes de coconception de dispositifs de participation citoyenne qui se préoccupent du « civic » avant de faire de la « tech » (en associant par exemple Vraiment Vraiment Numéricité et Berger-Levrault https://ripostecreativeterritoriale.xyz).

Coalition 3. Pour des formations supérieures numériques intégrant les questions sociales & environnementales

La nécessité de multiplier les formations, non plus seulement au numérique responsable, mais aux transitions et de partager des modules enseignables comme https://innovation-pedagogique.fr.

Coalition 4. Pour un achat public numérique responsable et conscient de ses choix

Tester et améliorer des référentiels d’achat public numérique responsable, qui prennent en compte les dimensions sociales, environnementales de la responsabilité (en associant par exemple l’Institut du numérique responsable et la Direction interministérielle du numérique).

Coalition 6. Pour des algorithmes et systèmes d’IA publics exemplaires

Un observatoire citoyen qui rende compte du niveau d’ouverture et d’explicabilité des algorithmes publics, et des principes directeurs également testés et appliqués par les acteurs privés (en associant par exemple Etalab et Orange)_.

Coalition 8.a Développer et maintenir les communs numériques

Mettre les communs numériques au service des politiques publiques territoriales, à l’instar de l’initiative http://enactingthecommons (en associant par exemple la 27e Région.fr et Framasoft)

Coalition 9. Faire des données personnelles une source de pouvoir citoyen

Rapprocher davantage les concepteurs de services Self Data de la commande et des usages, pour faire naître un écosystème (en associant par exemple la CNIL, Droits d’urgence, et le Hub local en France de MyData ).

Coalition 15. Une identité numérique fiable mais n’impliquant pas une base centralisée de données

Une vision partagée des identités numériques souhaitables (en associant par exemple la Direction interministérielle de la transformation publique et Vraiment Vraiment).

Coalition 17. Équité éducative

L’urgence de faire rimer numérique et équité scolaire et partager les pratiques de le communauté éducative comme https://wiki.faire-ecole.org@(en associant par exemple EDUCNUM et l’UNAF)

Coalition 18. Pour un numérique au service de la proximité territoriale

Créer et pérenniser des services numériques qui poursuivent une logique de proximité et de circuits courts (en associant par exemple le Groupe La Poste, l’Agence nationale de la cohésion des territoires, la Banque des territoires et la ville de Brest).


Prochaines étapes

  • Adoption de la charte (après le Reset day de juillet)
  • Consolidation des coalitions
    • Identification des coporteurs, des impacts et des leviers.
    • Partage de ressources pour agir
  • Actions des coalitions
    • Premières productions (et tests) des coalitions en 2020
    • Fing comme animateur des actions des coalitions
  • Actions transversales
    • Kit d’appropriation RESET, dynamique territoriale
  • Prochains rdv

 

Pour un numérique au service de la proximité territoriale, une nouvelle coalition #Reset

Cette intention de coalition est nées des échanges du Reset #Day d’avril. Elle a été présentée au Reset #Day de mai par Blandine Alglave, Directrice Solutions intégrées de proximité chez Le Groupe La Poste.

Les réseaux numériques ont beaucoup facilité les activités à distance, la mondialisation des échanges, la communication sans limites. Leur généralisation est parfois une déterritorialisation : délocalisation d’activités, places de marché surexposant le tissu microéconomique à la concurrence mondiale ou à la domination des grandes plateformes de commerce et de services, perte de savoir-faire locaux. Elle peut aussi être une déshumanisation, une mise à distance, sentiment accentué avec la généralisation des services dématérialisés. Dans de nombreux cas, l’ouverture au lointain devient la dépendance au lointain. 

Il y a de bonnes raisons de contrebalancer ce numérique « distant » par un numérique outillant la proximité : demain les longs déplacements et la logistique mondialisée seront menacés par des crises de diverses natures et par l’urgence climatique et économique de la sobriété. Nos besoins de liens sociaux, de solidarités locales, de circuits courts sont au cœur de stratégies de développement des bassins de vie et d’emploi ou de revitalisation des cœurs de ville.

Le numérique au service de la proximité existe déjà et se révèle de façon dispersée : les maillages locaux, les synchronisations des espaces et des temps, le renforcement de l’offre de services, la construction d’autonomie alimentaire, la transformation des modèles de la mobilité, de l’énergie, la décentralisation des infrastructures et infostructures numériques, la fabrication numérique locale. 

Le numérique des proximités et du premier kilomètre peut être plus sobre et plus inclusif qu’un numérique reposant exclusivement sur des grandes plateformes lointaines.

Il est utile et urgent de repenser le développement des services et usages numériques avec un prisme “local by design”.

Retour sur le RESET Day 5

En conclusion de son cycle de prospective 2018-2019 , la Fing a publié un Cahier d’enjeux qui définit les qualités du numérique que l’on veut pour demain. Celui-ci propose une méthode pour transformer le numérique en ce sens :  travailler sur les impacts de la société sur le numérique, plutôt de s’attacher aux impacts du numérique sur la société.  Le programme #Reset 2022 initie un mouvement de coalitions d’acteurs hétérogènes, se cristallisant chacune autour d’un problème, d’un impact recherché, et d’un récit de transformation. Il propose chaque mois un Reset Day pour faire progresser les coalitions et en inventer de nouvelles.

Malgré la nécessité de nous retrouver encore uniquement en ligne, le #Reset Day du 12 mai a réuni 28 participants. Son objectif principal était de faire un point d’avancée des coalitions engagées dans la démarche. Cette rencontre a présenté la classification en 3 familles des premières coalitions (cf. schémas ci-dessous). Le débat s’est organisé ensuite entre témoignages d’acteurs de la communauté Reset et proposition de nouvelle coalition.

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La fabrique de coalitions en mouvement – Reset Day 4

Le 21 avril dernier, la Fing et ses partenaires organisaient en ligne un Reset Day 4,  un des rendez-vous réguliers d’échange, de partage et d’accélération autour des coalitions d’action que nous souhaitons engager pour la transformation du numérique. Entre session plénière, témoignages d’acteurs de la communauté Reset et ateliers coalition, une journée en ligne assez dense suivie par une trentaine de participants.

Agir en coalition

Nos Reset days permettent à la fois d’interpeller de nouvelles personnes, d’animer le réseau hétérogène qui se constitue, de mobiliser de premières intentions d’agir de groupements ou organisations. Ils sont l’opportunité de découvrir la mécanique des coalitions #Reset.

Apprendre, faire partie d’une communautés, créer de nouvelles alliances, innover collectivement dans les réponses à apporter
La méthode de coalitions #Reset (une intention transformatrice, une vision, des expériences, des problèmes et des acteurs avec lesquels s’allier pour les résoudre), peut bien sûr se mettre au service d’actions déjà engagées. La logique d’impact en 2022 peut servir à des acteurs dont les initiatives plafonnent. #Reset permet à des projets innovants  de trouver de nouvelles pistes de développement, grâce à la rencontre d’experts pluri-disciplinaires dans un cadre propositionnel.

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Interview d’Augustin Courtier, co-fondateur de l’association Latitudes

À l’occasion du Reset Day #4, Augustin Courtier, co-fondateur de l’association Latitudes, est venu témoigner de leurs actions en faveur de l’intégration d’une dimension sociétale dans les cursus des établissements du supérieur – notamment en lien avec le numérique. Cette intervention fait particulièrement écho au sujet de la coalition #3 du programme RESET “Pour des formations supérieures numériques intégrant les relations sociales et environnementales

Augustin, peux-tu présenter Latitudes et vos actions ?

L’association Latitudes a été créée il y a 3 ans par un collectif d’étudiant.e.s et d’enseignant.e.s à CentraleSupélec. La volonté initiale était de mobiliser les compétences apprises dans les enseignements, sur des projets qui oeuvrent pour l’intérêt général.

De fil en aiguille, nous sommes 3 à avoir voulu en faire notre métier et répliquer le concept dans de nouveaux établissements. Aujourd’hui, la mission de Latitudes est d’engager le monde de la tech au service de l’intérêt général à travers 3 axes de travail :

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Publication du Cahier d’enjeux « Reset »

Cette publication est issue des travaux du cycle Questions Numériques 2018-2019 de la Fing qui cherche à tirer parti de la prospective pour donner corps à un numérique qui proposerait du « mieux » plutôt que du « plus » ? Elle pose le cadre du programme d’action collectif à vocation d’impact #RESET 2022 pour transformer le numérique.

Le numérique est au coeur des transformations contemporaines, pour le meilleur, mais aussi pour le pire : domination des grandes plateformes, menaces sur les libertés et la vie privée, impacts écologiques des équipements numériques, fake news, dégradation du lien social, déqualification du travail…
Le besoin d’un Reset est un diagnostic partagé.
Profitons de ce moment particulier où les aspirations vers un “meilleur” numérique montent en puissance, tout en étant encore disparates.

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