Reset : on en est où ?

Depuis le début de l’année, suite à la publication de la tribune rassemblant plus de 1200 signataires, l’initiative collective #Reset a suscité l’intérêt et l’adhésion de nombreux acteurs, au gré d’échanges, de contributions en ligne, d’événements et d’ateliers prospectifs. Depuis, nous continuons d’échanger collectivement afin de décrire des intentions, à identifier des pistes d’action, à qualifier des leviers de transformation, à construire ensemble la suite du programme #Reset.
Voici quelques indications régulièrement mises à jour sur ce qui s’est déroulé au cours des derniers mois.

  • Le 19 juin, nous étions au Square Renault (Paris 11e), ou nous rassemblions des acteurs de divers horizons afin de rassembler leurs propositions d’actions collectives et engagements, et faire émerger un programme pluriannuel visant à produire des résultats concrets.  Les slides de présentation de cette journée sont disponibles ici.
  • Le 13 juin, nous étions présents au festival Futur.e.s organisé par Cap Digital à la Galerie des Gobelins pour présenter les premiers engagements des collectifs d’acteurs qui veulent un numérique capacitant, non-discriminant, frugal, innovant, démocratique, équitable, protecteur et facteur de confiance ! Les échanges et présentations ont été enregistrés sous la forme de podcasts, vous pouvez revivre ce moment ici.
  • Nous nous sommes entretenus avec des chercheurs et des experts des questions numériques, certains échanges sont disponibles à la lecture sur le blog et d’autres le sont sous forme de podcasts.
  • Nous avons organisé 3 journées d’ateliers contributifs à Cap Digital les 3, 4 et 5 avril : une avec la communauté Fing et des signataires de la tribune, une au CRI avec des étudiants, et la dernière à TheCamp avec les 1ers signataires de la tribune.
    Six thématiques y ont été traités : un numérique capacitant, un numérique innovant, un numérique protecteur, un numérique frugal, un numérique non-discriminant et un numérique démocratique.

Podcast – RESET à Futur.e.s !

Nous étions au Futur.e.s Festival organisé par Cap Digital jeudi 13 juin pour discuter réinitialisation du numérique. Pour l’occasion, nous avons invité des acteurs et des actrices engagés dans le Reset d’un numérique souhaitable : Marin Pitavy, Philippe Derouette, Francesca Musiani, Charles-Pierre Astolfi et Olivier Bringer nous y présentaient leurs projets ainsi que les convictions et actions qui les accompagnent.

L’échange prenaient la forme d’une table ronde / manifeste, et il a été entièrement enregistré ! Vous pouvez l’écouter sous forme de podcast ci-dessous.

Minutage des interventions :

00:00 – 12:35 : Jacques-François Marchandise, délégué général de la FING : introduction (les slides présentés)
12:15 – 17:15 : Marin Pitavy, co-fondateur du Manifeste étudiant pour un réveil écologique
18:00 – 25:00 : Philippe Derouette, membre fondateur de l’Institut du numérique responsable
25:20 – 33:20 : Francesca Musiani, co-fondatrice du Centre Internet et Société du CNRS
34:25 – 39:30 : Charles-Pierre Astolfi, secrétaire général du CNNum
40:15 – fin : Olivier Bringer, chef de l’unité Next Generation Internet, DGConnect, Commission européenne

Chaque intervention est également disponible indépendamment ici :

Bonne écoute !

Podcast – Pour Tariq Krim, démocratie ou microciblage, il faut choisir

Tariq Krim était au coeur de la Silicon Valley lors des balbutiements du Web 2.0. Il a vécu cette effervescences aux côtés des plus grands acteurs de la tech, mais ne partage pourtant pas leur enthousiasme sur tous les choix qui ont tissé les fils de la Toile. Il rêve de services plus respectueux des usagers : de leur temps, de leur attention et de leur vie privée. Mais un obstacle majeur se dresse sur la route menant vers ce Slow Web : le microciblage, une technique marketing qui piste les moindres faits et gestes des internautes.
Pour Reset, il explique pourquoi cette technologie est néfaste pour nos cerveaux et la démocratie, et raconte sa vision d’un Web plus en adéquation avec nos droits fondamentaux.

Tariq Krim est entrepreneur et l’un des principaux activistes du mouvement Slow Web. Il est à l’origine des services Jolicloud, de Netvibes et de GenerationMP3, et a mi plus récemment au point dissident.ai.