Podcast — Le numérique, le grand oublié de la transition écologique

Le numérique n’a rien de virtuel. En fait, sa matérialité est bien palpable : nos équipements ne sont qu’une facette d’une infrastructure colossale et extrêmement énergivore. Pourtant, il est le grand oublié de la transition écologique.

Nous nous sommes entretenus avec Françoise Berthoud, chercheuse au CNRS sur les impacts environnementaux des technologies du numérique, qui nous renseigne sur ses travaux, se livre sur son usage personnel de ces outils et glisse au passage des conseils aux générations futures.

Les TIC représentent plus de 10% de la consommation d’électricité mondiale (dont 30% dans les data centers, 30% pour les equipements informatiques des utilisateurs (ordi surtout) et 40% pour les reseaux de telecom). Et cela devrait augmenter de 7% par an.
Les émissions de gaz à effet de serre liées aux TICs ne représentent aujourd’hui  entre 2 et 5% de l’ensemble des gaz à effet de serre émis sur la planète, soit plus que l’ensemble de l’aviation civile.
Dans son rapport “Pour une sobriété numérique”, le Shift Project affirme ainsi que “la part du numérique dans les émissions de gaz à effet de serre a augmenté de moitié depuis 2013, passant de 2,5 % à 3,7 % du total des émissions mondiales.
Toujours selon le Shift Project, “la consommation d’énergie directe occasionnée par un euro de numérique a augmenté de 37% entre 2010 et 2018”.
A l’échelle mondiale, l’internet est un 6ème continent qui “pèse” chaque année 1037 TWh d’énergie, 608 millions de tonnes de gaz à effet de serre et 8,7 milliards de m3 d’eau douce, soit environ 2 fois l’empreinte de la France. (Extrait du chapitre 4 du Cahier d’exploration “Ecology by Design”).
L’empreinte carbone annuelle du Web s’élève à 830 millions de Tonnes.
Si Internet était un pays, il serait le 6ème plus gros pollueur en termes de consommation d’énergie.
La consommation énergétique du numérique augmente d’en moyenne 9% chaque année.
Netflix consomme 15% de la bande passante mondiale, et Facebook 11%.

Pour plus d’information, voir les travaux de la FING sur le sujet à travers le programme Transitions², et notamment L’agenda pour un futur numérique et écologique explore 20 défis de la transition écologique et propose de nouveaux « chemins » pour engager une plus juste contribution du numérique aux enjeux écologiques. 









https://usbeketrica.com/article/le-numerique-mauvais-eleve-de-la-transition-energetique 


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